01 octobre 2006
Bref historique de l'ECM
La nouvelle École Centrale Marseille, dont la première promotion a été diplômée en décembre 2006, est l'aboutissement d'un processus pensé depuis plusieurs années afin de former à Marseille une grande École d'ingénieurs, à la hauteur des ambitions de la deuxième ville de France.
Elle porte l'héritage de plus d'un siècle de formations d'ingénieurs dans la cité phocéenne, illustré par la figure ci-dessous. Depuis la création de l'École d'Ingénieurs de Marseille en 1891 jusqu'à la création de l'EGIM en 2003, devenue maintenant l'ECM, ces Écoles n'ont eu de cesse de s'adapter à leur temps et, notamment, de se regrouper.
L'École Centrale Marseille se trouve ainsi dotée d'une double excellence : celle, d'une part, de nombreuses capacités de recherche, précédemment associées aux trois anciennes ENSI, avec de très importants laboratoires qui lui sont désormais rattachés, et celle, d'autre part, des liens privilégiés avec les entreprises, longtemps entretenus par les Écoles gérées par la Chambre de Commerce de Marseille.
Vous trouverez un historique détaillé des Ecoles formant le "patrimoine" de l'ECM dans cet extrait de notre annuaire : << Historique des Ecoles aux origines de l'ECM >>.
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15 juillet 2006
Centrale Marseille est née !
Conférence de presse du Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard, qui a fait le jeudi 6 juillet 2006 deux annonces majeures :
1- l'Ecole Centrale Marseille voit officiellement le jour avec la validation prochaine du Conseil d'Etat,
2- la promotion en cours sera diplômée "Centrale Marseille".
Ceci achève plusieurs années de construction de cette école majeure à la dimension de Marseille, nationale et internationale !


13:35 Publié dans Historique de l'Ecole Centrale Marseille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centrale marseille, centrale, egim, esim
06 juillet 2006
F. Goulard visite officiellement l'Ecole Centrale Marseille
Visite de M. François GOULARD, Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, le 6 juillet 2006 pour le lancement de Centrale Marseille.
Photo prise avec une partie du bureau de l'Association des Ingénieurs de l'Ecole Centrale Marseille.
De gauche à droite :
Alain DUTHEIL, Directeur de STMicroelectronics et Président du CA de l'ECM,
Hervé BIAUSSER, Directeur de l'Ecole Centrale Paris,
Bernard VITTRANT, Président du Comex pour l'Association des Ingénieurs de l'Ecole Centrale Marseille,
François GOULARD, Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche,
Marcel LIOTARD, Président du Club Affaires Centrale Marseille, Manager SLI DGA,
Luc BRETONES, VP Informatique de l'AI ECM, Directeur Unité Intervention France Télécom,
David BOURGEOIS, Président club Centrale Marseille IT, Directeur Commercial Altik.
Centrale Marseille : discours de François Goulard, Ministre
Vous avez ci-dessus le discours de lancement de Centrale Marseille prononcé le 6 juillet 2006 à Marseille. (Désolé pour la prise amateur, mais l'émotion était telle que le bras tremble beaucoup ! David a pu inaugurer avec brio sa nouvelle caméra, merci à lui.
Le livre d'or de la cérémonie a été signé par :
- François GOULARD, Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche,
- Jean-Claude GAUDIN, Sénateur-Maire de Marseille, Vice-Président du Sénat
- Michel VAUZELLE, Président du Conseil Régional PACA,
- Christophe MASSE, Député des Bouches-du-Rhône,
- Jacques PFISTER, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille Provence.
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04 juillet 2006
École supérieure d'ingénieurs de Marseille (ESIM)
L’ESIM, Ecole de la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence (CCIMP), est issue du regroupement en 1972 de trois écoles d’ingénieurs marseillaises : l’EIM, l’EEIM et l’EREM. Sous la Direction de Bernard SUSSMAN et avec son nouveau cursus pédagogique très innovant « Ingénieur Polyvalent », créé par Jean Laporta en 1974, l’ESIM devient membre de la Conférence des Grandes Ecoles. Elle se développe ensuite rapidement sous les Directions successives de Jean-Pierre Plas, Marcel Candiou et Pierre Orsero, en tant qu’Ecole Généraliste dotée d’options en Génie Civil, Génie Thermique, Génie Electrique, Electronique-Informatique.
Installée jusqu’en 1989 à St Barnabé, rue des électriciens, elle emménage cette même année à l’Institut Méditerranéen de Technologie, au sein du technopôle de Château-Gombert créé à son initiative avec l’appui des Universités, du CNRS, du CEA, de la CCIMP et des Collectivités Territoriales.
L’ESIM recrutait ses élèves-ingénieurs sur un concours propre, qui comptait 3000 inscrits pour l’année scolaire 1998/1999. Ecole à fort contenu « management », elle a toujours été à la pointe de l’innovation pédagogique en précédant les mutations économiques, sociales et technologiques de notre environnement par la création : en 1982 de l’option Génie marin, en 1985 de l’option Mécanique et matériaux, en 1993 de l’option Conception de produits industriels, en 1995 des cursus métiers se distinguant par leur formation en méthodes de l’Ingénierie et du management et leurs pédagogies (dont la formation par l’apprentissage), et enfin en 2000 de l’option Technologies de l’information et de la communication.
Service de la CCIMP sous tutelle du Ministère chargé de l’Industrie, l’ESIM a toujours reçu de la Chambre un soutien important, non seulement financier mais aussi fonctionnel, par des relations privilégiés avec l’industrie, notamment dans la région PACA (recherche appliquée, transfert de technologie).
Le « Groupe ESIM » créé en 1992, sous la direction de Philippe Zanin, a réuni trois écoles d’ingénieur (l’ESIM, ainsi que l’Institut supérieur de micro-électronique appliquée, ISMEA, actuellement intégré à l’Ecole des Mines de St-Etienne (Centre microelectronique de Provence à Gardanne) et l’Institut Supérieur du Béton Armé devenu l’ISBA-TP, Institut supérieur du bâtiment et Travaux Publics), ainsi que quatre Centres de Ressources Technologiques (CRT) formant « NOVESIM » : le CRT Microélectronique Informatique Industrielle CTMII), le CRT Mécatronique (CETELEP), le CRT Mécanique et Matériaux avancés (C2M2A) et le Centre Moteurs Thermiques).
Le Groupe ESIM a vu doubler son flux d’élèves et ses ressources en douze ans et se mettre en place de fortes relations internationales (doubles diplômés et échanges académiques avec Cranfield University, ETSII Madrid, Polytechnique Montréal, Geogratech, ETSII Barcelone, Nanjang Technical Univesity…).
Juste avant d’être intégrée à l’EGIM en 2004, les effectifs de l’ESIM avaient atteint 200 éléves-ingénieurs pour la promotion 2001/2002, avec un encadrement de 115 permanents et 250 vacataires.
La dernière promotion ESIM a été diplômée en septembre 2006.
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École généraliste d'ingénieurs de Marseille (EGIM)
Créer à Marseille une Grande École généraliste avait été maintes fois évoqué par l'ensemble des décideurs socio-professionnels de la cité phocéenne, dans le cadre du mouvement national visant au regroupement des Écoles d'ingénieurs. La deuxième ville de France se devait d'offrir une École de " rang A " dans l'offre française des formations d'ingénieur.
Trois Écoles nationales supérieures d'ingénieurs (ENSI) oeuvrant dans le secteur de la physique, de la mécanique et des
industries chimiques, depuis de nombreuses années, ont alors décidé de bâtir cette École généraliste, avec une véritable stratégie innovante de rupture.
Mettant en commun leurs ressources, leurs savoirs et leurs expériences passées, cette nouvelle École s'est donné pour
objectif de dispenser une formation de haut niveau et de devenir, dans les meilleures conditions et les meilleurs délais, l'École Centrale Marseille.
Cinq ans d'un long travail devaient aboutir à une demande irréversible formulée et acceptée par la Commission du Titre de l'Ingénieur au cours des années 2001 et 2002. Ce travail technique, impératif, a connu en décembre 2002 le soutien officiel de l'ensemble des décideurs ayant une influence sur la viabilité et la durabilité de l'opération et s'est concrétisé par la signature d'un protocole entre les décideurs politiques nationaux, régionaux, départementaux, municipaux, et les décideurs de l'Intergroupe des Écoles Centrale.
L'École généraliste d'ingénieurs de Marseille (EGIM) est ainsi créée par décret le 29 septembre 2003, sous la forme d'un Établissement public autonome, et accueille sa première promotion (125 élèves-ingénieurs). Elle bénéficie de l'ensemble des ressources de ses trois Écoles fondatrices : l'ENSPM, l'ESM2 et l'ENSSPICAM. Le recrutement est organisé à partir de 2004 sur le Concours Centrale-Supélec. L'ESIM rejoint ensuite l'EGIM par décret du 16 juillet 2004.
L'École offre ainsi une large palette de compétences ainsi qu'une taille lui conférant son excellente perspective d'évolution.
Le 16 mai 2005, le Comité d'accompagnement des Écoles Centrale demande officiellement le changement de nom de l'EGIM en « École Centrale Marseille ».
23:10 Publié dans Historique de l'Ecole Centrale Marseille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centrale marseille, egim, esim
École de radioélectricité et d'électronique de Marseille (EREM)
de Marseille en 1942 avec une section de radioélectriciens destinéeL'École de radioélectricité et d'électronique de Marseille (EREM) a été créée par la Chambre de commerce et d'industrie à la marine marchande. Puis a été créée une section de CAP en électronique et une section de BTS en électronique. Pour cette dernière section, le brevet était obtenu après deux années d'études couronnées par un succès à l'examen. Etaient admis sur concours les élèves ayant obtenu le baccalauréat. Pour ceux venant du CAP ou ayant le niveau baccalauréat, un concours les admettait en une année préparatoire au BTS. C'est en 1956 qu'a été créée la section « Ingénieur en électronique de l'EREM ». Ceci permettait de former des ingénieurs dans les métiers innovants de l'électronique.
Pour entrer en section ingénieur, un concours avait été établi. Pouvaient se présenter au concours les personnes détentrices du BTS d'électronique ou venant de l'Université et détentrices du M.P.C. Ce concours limitait le nombre de places entre 20 et 25 élèves par session, et uniquement pour ceux ayant obtenu au moins la note 12 au concours, ce qui explique des promotions de moins de 20 élèves. Les élèves suivaient trois années d'étude, ponctuées de stages en entreprise et d'un contrôle permanent des connaissances. Un projet de fin d'année était présenté par chaque élève à un jury qui délivrait ou non le diplôme.
L'École devait fusionner en 1972 avec deux autres Écoles d'ingénieurs marseillaises, l'EIM et l'EEIM, pour former l'ESIM.
22:15 Publié dans Historique de l'Ecole Centrale Marseille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : erem, esim
École d'électricité industrielle de Marseille (EEIM)
L'École d'électricité industrielle de Marseille (EEIM) fut fondée en 1907 par MM. Bonnefoy et Perrotin, mais ne devait prendre son véritable essor qu'à partir de 1909, sous la direction de M. Guillaume Jardin, assistant de M. Bouisson, titulaire de la Chaire de physique à la Faculté des sciences de Marseille. L'enseignement supérieur technique régional est à l'époque pratiquement inexistant. Le siège est alors au n°10 de la rue Camoin-Jeune (jusqu'en 1921) et un atelier rudimentaire est installé au n°25 de la rue Chappe. Son rôle unique consiste dans la formation d'ingénieurs électriciens dont le profil se situerait à mi-chemin entre les Écoles nationales d'Arts et Métiers et les Facultés de sciences : les élèves partagent ainsi leur temps d'études entre la Faculté et l'École. Elle compte, aux abords de 1909, 19 élèves et 7 professeurs.
Les études sont sanctionnées par un diplôme délivré sous le haut patronage d'organismes départementaux. Le 30 mai 1911, l'EEIM devient propriété de MM. Jardin, Klein et Poitevin. M. Jardin acquiert en 1919 des terrains et des bâtiments au n°2 de la traverse des Soeurs-Grises. L'École est alors transférée dans les locaux desquels elle ne devait plus s'évader.
Par décret du 3 janvier 1922, l'EEIM est reconnue par l'Etat ; elle compte 286 élèves, 35 professeurs.
M. Jardin se démet de ses fonctions de directeur en 1933 et le Conseil d'administration de l'École consulte le ministère de l'Education Nationale qui désigne le nouveau directeur : M. René Lesouhaitier, ingénieur A&M, ingénieur ESE, membre du Comité supérieur de l'enseignement technique.
La Commission des Titres reconnaît le titre d'ingénieur EEIM à partir du 1er octobre 1936 et, le 1er octobre 1937, le Conseil d'administration de l'École en confie la gestion à la Chambre de commerce qui veut prendre sous son aile les Écoles techniques marseillaises.
Après la seconde guerre mondiale, l'EEIM continue son essor et compte alors 450 élèves. Ils seront 650 deux ans plus tard, en 1947. En 1967, la section préparatoire est portée à deux ans, suivant les programmes de mathématiques Supérieures et de mathématiques Spéciales. La Chambre de Commerce mettra sur pied un grand projet de modernisation et de construction qui permettra plus tard d'accueillir les élèves de l'ESIM avant son installation dans le nouveau technopôle de Château-Gombert.
Ainsi, en 1972, l'EEIM rejoint l'ESIM, nouveau regroupement des Écoles d'ingénieurs gérées par la Chambre de commerce de Marseille.
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École d'ingénieurs de Marseille (EIM)
Le 12 septembre 1891, trois hommes avaient décidé de doter Marseille d'un établissement propre à enseigner « sous la forme de cours, conférences, travaux pratiques, toutes les connaissances indispensables à la profession d'ingénieur. »
Le professeur Jules Macé de Lépinay, l'avocat Ernest Marguery et l'ingénieur Louis Ostrowsky, diplômé de l'École Centrale des Arts et Manufactures, avaient mesuré l'ampleur du bouleversement et compris ses exigences. L'École qu'ils entendaient créer formerait des hommes dont la mission consisterait à accompagner, guider et infléchir le grand mouvement de progrès et de conquêtes qui se dessinait. Les débuts de l'École d'ingénieurs de Marseille (EIM) furent modestes. La première année, seulement 12 élèves franchirent les portes d'un couvent désaffecté de la rue Duguesclin.
Les deux guerres mondiales ont divisé la vie de l'EIM en trois périodes. La première s'étend de 1891 à 1914, « la Belle Epoque ». Elle a été celle de son développement rapide et sûr.
La deuxième période, de 1918 à 1939, fut celle de la consolidation des résultats obtenus. Un décret du 5 février 1921 accordait au diplôme la signature du ministre de l'Instruction publique. En 1928, ce fut l'installation dans les locaux du boulevard de la Madeleine (aujourd'hui boulevard de la Libération).
La troisième et dernière période s'étend de 1941 à 1971. Ce fut certainement la plus brillante. Le conseil d'administration, sous la présidence d'Edouard Rastouin, ancien élève de l'École polytechnique et futur président de la Chambre de commerce, nomma Henri Muchart à la direction de l'École. Celui-ci devait assurer vingt-trois années de perfectionnement dans le recrutementet la formation des élèves et, par voie de conséquence, une élévation constante du niveau de son diplôme.
Une très intéressante particularité est à noter : dès 1904, une convention précisait que les élèves de l'EIM seraient immatriculés obligatoirement sur les registres de la Faculté, disposition qui a été respectée pendant plus de 60 ans !
C'est ainsi qu'un grand nombre d'élèves de l'École a pu acquérir le titre de licencié ès-sciences. La Chambre de commerce a toujours manifesté à l'École sa haute bienveillance et reconnu, en retour, les services que les ingénieurs pouvaient rendre à l'industrie marseillaise.
Elle a apporté à l'EIM, statutairement association loi 1901, une aide jamais démentie au cours des décennies précédant sa fusion, en 1972, avec les deux autres Écoles d'ingénieurs dont elle assurait la gestion et qui a donné naissance à l'École supérieure d'ingénieurs de Marseille (ESIM).
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École nationale supérieure de physique de Marseille (ENSPM)
En 1957, un arrêté du ministre de l'Éducation nationale créait, au sein de la Faculté des sciences de Marseille, une École supérieure de physique. L'idée de ses promoteurs, à la tête desquels figurait le doyen Pierre Rouard, était d'offrir aux étudiants de licence l'opportunité de compléter leur formation universitaire par quelques matières plus techniques et de leur permettre ainsi, munis d'un diplôme d'ingénieur, d'accéder plus facilement à des carrières industrielles, dans les centres de recherche en particulier. L'accès à l'École se faisait alors uniquement par un concours ouvert aux étudiants en fin de premier cycle universitaire.
Les débuts furent difficiles. Les moyens étaient quasiment inexistants et, malgré les efforts inouïs du premier directeur, le professeur Pierre Cotton, et des quelques rares membres du personnel affectés à l'École, celle-ci eut du mal à démarrer. Il fallut vite se rendre à l'évidence, l'idée pourtant généreuse d'offrir aux étudiants de l'Université de nouvelles perspectives de débouchés n'avait pas le succès escompté. En France, à cette époque, les jeunes qui envisageaient une carrière d'ingénieur et qui n'avaient pas peur d'affronter un concours d'entrée se trouvaient dans les classes préparatoires aux Grandes Écoles. Si l'on voulait que l'École vive, c'est là qu'il fallait aller les chercher : ce qui fut fait dès la fin des années 1960, avec l'ouvertured'un second concours sur le programme des classes de Spéciales. Naturellement, ce nouveau recrutement ne changea rien à la nature de la formation donnée aux élèves-ingénieurs,
qui resta toujours celle voulue par les « pères fondateurs », à savoir conjuguer un très large et très solide enseignement de la physique fondamentale avec une préparation à tous les aspects de la carrière d'ingénieur. Dès lors, le développement de l'École fut rapide. Sans avoir encore l'ambition d'intégrer le groupe des Écoles Centrale, c'eût été prématuré..., il fut dès le début possible d'en utiliser les épreuves écrites pour notre concours d'entrée, ce qui procura tout de suite un très grand nombre d'excellents candidats.
Cela dura jusqu'au moment où l'École put obtenir le statut d'ENSI, le recrutement se faisant alors naturellement par le Concours Commun organisé par le Ministère de l'Éducation nationale. Le nombre d'élèves augmentant régulièrement, les moyens finirent par suivre et les locaux du centre de Saint-Jérôme, où l'École fut installée depuis le milieu des années 1960, désespérément vides au début, finirent presque par devenir trop exigus. Plusieurs laboratoires de recherche s'y installèrent, ce qui était absolument indispensable pour un établissement ayant pour vocation de former ses élèves aux domaines les plus avancés de la science.
L'étape suivante fut d'ordre administratif, mais d'importance, car elle conditionnait la possibilité pour l'École d'avoir la maîtrise de son avenir. Créée au sein de la Faculté des sciences, elle était devenue au début des années 1970, dans le cadre desnouvelles lois sur l'enseignement supérieur, une « Unité d'enseignement et de recherche » de l'Université. Son statut d'ENSI ne lui avait conféré aucune autonomie particulière du point de vue administratif et c'est pourquoi, lorsqu'est apparue l'opportunité pour certaines ENSI d'acquérir une plus grande autonomie grâce à un statut d'Établissement Public, l'ENSPM n'eût de cesse de chercher à obtenir celui-ci. Il ne fut pas facile de vaincre certaines résistances, mais le Ministère lui accorda ce statut. Enfin, l'ENSPM a rejoint en 2003 les deux autres ENSI de Marseille pour former l'EGIM.
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